Note de presse

La Commune de Cornillon Grand – Bois un véritable paradis mais sous les regards des autorités sans vision

La Fondation « Zanmi Timoun » n’a pas manqué de constater l’état dans lequel évoluent des milliers d’habitants notamment de petites filles et de petits garçons vivant quotidiennement des réalités qui ne réclament que l’urgente nécessité des autorités responsables et visionnaires. Comme étant un organisme de droits humains avec une spécificité les droits des enfants, la Fondation « Zanmi Timoun » se plaide en faveur de ces familles oubliées dans les mornes de Cornillon qui vivent chaque jour en pensant à une vie meilleure.
La Commune de Cornillon Grand-Bois, est située à 52 kilomètres à l’Est de Port – au Prince, avec une Population de 54 254 habitants (recensement de 2009). Cette Commune abandonnée est répartie sur une bonne portion de frontière avec la République Dominicaine. Elle compte cinq (5) sections communales 1ère plaine céleste, 2ème Plaine, 1er Boucan bois pin, 2ème Boucan bois pin et Génipailler. A Cornillon Grand-Bois, les défis sont énormes, la représentation de l’Etat est inexistante constate « Zanmi Timoun ». Les jeunes Grand-Boisiens élevés dans la commune se sentent menacer, car leur chance de réussir ne se figure pas dans le calendrier de l’Etat en panne de planification réelle pour les jeunes du pays encore moins pour les jeunes de Cornillon. « Zanmi Timoun » veut rappeler que dans toute société partout dans le monde les enfants et les jeunes sont de véritables sources de changement et c’est bien sur ces jeunes oubliées que s’appuient les rêves du futur. Alors qu’à Cornillon les jeunes sont privés de tout encadrement possible, une vie sans espoir, leurs rêves de voir l’horizon sont hypothéqués. La Fondation « Zanmi Timoun » croit que les jeunes Grand-Boisiens sont dans une situation de grande urgence pour l’accès aux services de base et la jouissance de leurs droits humains.
La Commune de Cornillon malgré l’incertitude de l’existence jouit d’une bonne température, est privée de toutes les structures de bases utiles à la survie de tout Etre humain. L’eau qui est indispensable et essentielle à toute forme de vie sur la terre se fait très rare ou n’existe presque pas. Pas d’adduction d’eau potable. La présence de Direction Nationale de l Eau potable et de l Assainissement (DINEPA) est totalement inexistante. En termes de loisirs, la Commune n’est dotée d’aucune infrastructure pouvant aider les enfants et les jeunes à se récréer. Pas de place publique, ni de terrain de jeu. D’après le constat de la Fondation « Zanmi Timoun ». Ce qui explique-t-on en retrouve de très jeunes mamans ou encore des enfants mamans. Sur le plan éducatif la tendance n’est pas différente, Cornillon dispose de deux Lycées et cinq écoles nationales mais la qualité de l’éducation comme c’est le cas dans quasiment toutes les zones reculées du pays laisse à désirer. Certains parents envoient leurs enfants soit à Croix des Bouquets où dans la Capitale chaude de Port-au-Prince à la recherche d’une meilleure formation académique. Sur le plan de santé à Cornillon, les Grand-Boisiens souffrent de l’absence d’un hôpital sérieux. L’unique espace où l’on prodigue des soins pour toutes les cinq sections communales est le travail de Serve-Haïti, une ONG existant dans la Commune portant un apport considérable dans le domaine de la santé aux habitantes et habitants de cette région, dans le cas d’une femme enceinte la situation est chaotique car, donné la vie dans une condition pareille est assez souvent attribué à un miracle du bon Dieu. La Commune de cornillon Grand-Bois est totalement livrée à elle-même.
Fait à Port-au-Prince, le 18 Octobre 2018
Richard FORTUNÉ
Responsable de Communication
Tél : (509) 48 03 74 10